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Banque Mondiale : 100 millions USD pour le projet de prévention et de lutte contre les violences sexistes en RDC !

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La Banque mondiale vient de disposer 100 millions de dollars américains en pour le projet de prévention et de lutte contre les violences sexistes en RDC. Cette intervention s’est faite à travers l’Association internationale de développement (IDA). Le Sud-Kivu, le Nord-Kivu, le Maniema et le Tanganyika sont les quatre provinces sont ciblées par cette opération qui va s’étendre sur quatre ans.

Le communiqué officiel relève que ce projet de prévention et de lutte contre la discrimination  et de violences sexistes, concerne immédiatement 795 000 personnes durant quatre ans. De ce chiffre il y a 400 000 femmes et filles.

La Banque mondiale estime que l’implication des hommes et des garçons dans ce projet en RDC pourra prouver que ces violences ne concernent  pas simplement les victimes, mais c’est l’affaire de toute la communauté.

En outre, la banque mondiale Ce qui la motive, à travers ce projet vise la promotion de l’égalité hommes-femmes, hormis le soutien à apporter aux victimes. Tout ceci dans le but d’amener à des changements de comportement.

Le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RDC, Jean-Christophe Carret a annoncé que le projet s’efforcera, à travers l’épargne et des activités rémunératrices à l’échelle communautaire, de créer des moyens de subsistance et des débouchés économiques. Car l’absence d’autonomie économique  est l’une des causes des violences faites aux femmes.

Pour y arriver, des moyens d’actions seront mis à la disposition de la société civile afin de les mobiliser dans cette lutte contre les violences sexistes.

A cet effet, il y aura déploiement d’un nombre conséquent d’acteurs locaux (hommes et femmes), qualifiés et reconnus dans leur domaine : assistants juridiques, travailleurs sanitaires et sociaux, enseignants et responsables religieux.

Ces équipes mettront en place des activités de prévention dans les régions ciblées de quatre provinces de l’est du pays : Sud-Kivu, Nord-Kivu, Maniema et Tanganyika.

Par ailleurs, le projet soutiendra la création de lieux communautaires sûrs pour les femmes et les filles victimes qui pourront de ces violences sexistes et la elles pourront  accéder à une aide psychosociale et d’autres services de soins spécifiques.

De ce qui précède, la réalisation de ce projet selon la vision de la Banque Mondiale, pourra faire recours à l’expertise des centres notamment l’hôpital et la fondation de Panzi dans le Sud-Kivu et Heal Africa dans le Nord-Kivu. Et pour cause, ces derniers alignent une expérience dans le traitement des violences sexistes en situation d’urgence et gèrent des dispensaires itinérants dans les zones isolées, où l’insécurité et les violences sexuelles sont endémiques.

Ce nouveau projet vient ainsi renforcer les acquis du précédent dénommé « projet d’urgence régional » consacré à la prise en charge des violences sexuelles et sexistes et de la santé des femmes dans les Grands Lacs.

La Banque mondiale a noté enfin que, le niveau de prévalence reste encore inacceptable, nonobstant la réduction des violences faites aux femmes physiquement  et des violences sexuelles, qui entre 2007 et 2014 sont passées respectivement de 64 à 52 % et de 33 à 27 %.

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