EUR / CDF
1 841,84
0.19%
(-3.57)
USD / CDF
1 650,00
0.3%
(-5)
CAD / CDF
1 232,47
0.04%
(-0.49)
CHF / CDF
1 635,66
0.07%
(-1.07)
GBP / CDF
2 084,72
1.04%
(-21.75)
ZAR / CDF
114,87
0.42%
(+0.48)
XAF / CDF
2,81
0.19%
(-0.01)
XOF / CDF
2,81
0.19%
(-0.01)

Ebola en RDC : l’OMS annonce le cap des 200 cas!

20

L’OMS a annoncé le vendredi le 09 novembre 2018 son inquiétude sur la persistance de l’insécurité car, l’épidémie d’Ebola qui sévit à l’est de la République démocratique du Congo a atteint le cap des 200 cas, dont 125 morts.

Dans un point de presse à Genève un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé, M. Tarik Jasarevic a déclaré que l’épidémie a atteint le cap de 200 cas parmi lesquels, 165 sont confirmés et 35 probables. Cependant, sur ces 200 cas, 125 sont morts. Par ailleurs, Vingt membres du personnel de santé ont contracté le virus jusqu’à présent.

M. Jasarevic a expliqué que l’OMS a constaté une augmentation du nombre de cas ces dernières semaines, surtout dans la ville de Beni », devenue « l’épicentre de l’épidémie ». A ces propos, il a affirmé que  c’est là que tous doivent concentrer les efforts.

Riposte compliquée

La situation sécuritaire au nord de Beni rend la riposte difficile à cause du groupe armé ADF (Allied democratic forces) qui massacre des civils.

Le porte-parole de l’OMS a relevé que dans le territoire de Beni, il y a des violences entre le gouvernement et les groupes rebelles qui ne visent pas directement le personnel soignant, mais qui cependant empêchent les équipes de fonctionner à 100%.

Selon M. Jasarevic, l’augmentation des cas peut aussi signifier que les communautés informent davantage qu’auparavant lorsque l’un de leurs proches tombe malade. Cependant, certains continuent d’aller voir « des guérisseurs traditionnels dans ces cliniques où il y a un mélange de médecine traditionnelle et moderne ».

, le directeur général adjoint de l’OMS chargé des réponses d’urgence, Peter Salama, avait signalé en fin septembre que certains malades refusent d’être soignés dans les unités de traitement et s’enfuient dans les forêts.

Ceci, parait comme un nouveau signe de résistance à la lutte contre l’épidémie, deux volontaires de la Croix-Rouge ont été « grièvement blessés » dans une agression survenue à l’enterrement d’un cas suspect annoncé en début octobre.

Les autorités ont annoncé dès lors des mesures contre « les agressions » des personnels de santé, avec la possibilité pour les « équipes de riposte » de « faire appel aux forces de l’ordre pendant les prélèvements et les enterrements dignes et sécurisés ».

A ce sujet, M. Jasarevic a expliqué que l’OMS avait eu recours à des « escortes armées » de la Monusco en cas de  nécessité. Mais leur souhait est de s’engager auprès des communautés grâce à l’aide de personnes issues de la société civile.

Le secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), M. Elhadj As Sy, a déclaré de manière catégorique à l’AFP que : « Il est très clair pour la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge que nous n’utilisons jamais la protection militaire ou de groupes armés pour faire notre travail ».

« Cela n’arrive donc jamais, et cela ne fait pas partie de notre modus operandi ».

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.