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Facebook perd la course en Bourse de 19%

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L’action du géant de réseaux sociaux dénommé Facebook a chuté le jeudi 26 juillet 2018 de 19%, en effaçant ainsi 119 milliards de dollars de capitalisation lors de l’annonce des résultats trimestriels.

Face à une série de polémique, Facebook semblait  résister et a connu un accroissement de 43 % surtout  depuis l’affaire Cambridge Analytica. En une journée, 119 milliards de dollars de capitalization se sont envolés jugés décevants et du jamais vu à Wall Street.

Bilan des utilisateurs : Quid de la chute en bourse ?

Outre ces premiers résultats, c’est également le nombre d’utilisateurs qui apparaît en deçà des attentes du marché. Là où les analystes prévoyaient un nombre d’utilisateurs mensuels actifs de 2,25 milliards, Facebook a seulement atteint les 2,23 milliards. Pour ce qui est des utilisateurs actifs quotidiens, la croissance augmente de 11% à 1,47 milliard, tandis que celle-ci de l’audience était de 13% au premier trimestre. En Europe, le réseau social a également connu sa première baisse du nombre d’utilisateurs actifs, passant de 377 millions à 376 millions, précise TechCrunch. Aux États-Unis et au Canada, le nombre est resté à 241 millions, de la même façon qu’au quatrième trimestre 2017, où elle avait stagné à 239 millions.

En hausse de 42 %, à 13,2 milliards de dollars, le chiffre d’affaires ferait rêver n’importe quelle entreprise. S’il était très légèrement inférieur aux attentes de Wall Street, ce sont surtout les prévisions du directeur financier de Facebook sur la marge opérationnelle qui ont frigorifié tout le monde.

Lors de la conférence téléphonique avec les investisseurs, David Wehner a précisé que la marge opérationnelle a déjà baissé de 47 à 44 % par rapport à 2017, et au cours des prochaines années, Facebook espère sur un chiffre autour des 35 %.En clair, cette entreprise prévoit de dépenser davantage. Facebook doit notamment doubler (de 10.000 à 20.000) ses effectifs en charge de la sécurité et la modération, afin de mieux lutter contre les fuites de données personnelles, les Fake News, les discours de haine et le harcèlement., Critiquée sur l’impact négatif des réseaux sociaux Mark Zuckerberg a réajusté la stratégie de l’entreprise, qui met davantage en avant les publications personnelles (posts et stories) que celles des entreprises et des marques. Il avait cependant  prévenu que cela affecterait le chiffre d’affaires.

Le vent tourne pour les réseaux sociaux : Facebook est là !

Pour Richard Windsor, analyste chez Radio Free Mobile, ces perspectives ne devraient pourtant pas surprendre. « Il est devenu de plus en plus difficile de se développer à des taux si élevés quand in groupe atteint cette taille », écrit-il sur son blog. Pour Brian Wieser, expert chez Pivotal Research, Facebook semble avoir atteint in « plafond » dans la croissance de ses revenus par la publicité. Ross Gerber, analyste chez Gerber Kawasaki, voit dans ces chiffres la preuve que le vent tourne pour les réseaux sociaux.

Gene Munster, du cabinet Loup Ventures a noté que la compagnie a des antécédents de réajustement de la croissance, seulement pour prendre le contre-pied et dépasser ces attentes au trimestre suivant.

L’analyste Richard Greenfield  garde confiance en Facebook nonobstant ces prévisions pessimistes : « Le téléphone portable conquiert le monde et Facebook est au centre pour tirer profit de ce changement. » dit-il. Il est bon de rappeler que Facebook est la seule entreprise au monde qui compte quatre services avec plus d’un milliard d’utilisateurs mensuels (Facebook, WhatsApp, Messenger et Instagram). C’est peut-être le début de la fin de la croissance stratosphérique mais Facebook est là pour rester.

Irréfutable pour Facebook !

Tout compte fait, cette affaire a obligé Mark Zuckerberg à multiplier les excuses publiques cette année. Ce scandale a aussi généré des appels à déserter Facebook, en forte croissance depuis son introduction en Bourse en 2012. Le réseau social, fragilisé par ce bruit, avait prévenu les investisseurs qu’ils devaient s’attendre à une forte hausse de ses coûts en raison de ses efforts pour mieux protéger la vie privée de ses utilisateurs et renforcer la surveillance des contenus partagés sur son application. Ses dépenses totales au deuxième trimestre se sont envolées de 50 % en un an, à 7,4 milliards de dollars. David Wehner directeur financier a déclaré que la tendance devrait se maintenir d’ici à la fin de l’année, avec une hausse de 50 % à 60 % attendue. Les dépenses devraient encore augmenter plus vite que le chiffre d’affaires l’an prochain.

Tentant d’expliquer les performances jugées décevantes du groupe, les responsables de Facebook ont expliqué avoir subi les conséquences de plusieurs facteurs, parmi lesquels les scandales à répétition, qui lui coûtent très cher en investissements, ou encore, dans une moindre mesure, le Règlement européen des données personnelles (RGPD) entré en vigueur dans l’Union européenne fin mai pour mieux encadrer l’utilisation des données personnelles.

Les données personnelles des utilisateurs sont la base du modèle économique de Facebook, dont la quasi-totalité des revenus provident des ventes d’espaces publicitaires. Mauvaises pour son image, ces controverses ont pu refroidir public et annonceurs. De façon plus générale, Facebook souffre aussi d’une désaffection croissante de la part des plus jeunes, qui se tournent notamment vers sa plateforme de partages de photos Instagram, qui vient de passer le milliard d’utilisateurs et dont la croissance a aidé le chiffre d’affaires de sa maison-mère, limitant donc la casse pour l’ensemble du groupe.

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